Alexandre de Brevern - Thèse de Bioinformatique Moléculaire


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Principe général de la méthode de la protéine hybride

Dès mon DEA, avec le Pr. Hazout, nous avons travaillé sur cette problématique. Notre méthode se base sur une observation: "dans les protéines, s'il y a une entrée dans un feuillet, il y a une partie centrale puis une sortie qui va aller vers une boucle, et ainsi de suite jusqu'à la fin de la protéine". Il y a donc une continuité logique, une architecture locale forte. Ainsi, quand on fait une liste des séries de blocs, on observe des successions préférentielles, ceci permet même la construction d'un graphe, d'un réseau exprimant ces transitions (cf paragraphe 5.2).

En conséquence, il est possible de concevoir qu'une série Xi d'observations, peut aller vers une série Xi+1, et celle-ci ira vers une série Xi+2, et ainsi de suite. De même, la série Xi va aller vers une série X'i+1 qui ira vers Xi+2 ensuite; Xi+1 et X'i+1 se différenciant fort peu. Dans notre cas, par exemple, cela peut correspondre à des sorties de feuillet qui sont légèrement différentes. Avec une méthode classique de partitionnement, il est difficile de ne pas surdécouper le problème et ainsi considérer Xi+1 et X'i+1distincts.

Aussi, pour appréhender ce problème, nous avons élaboré une méthode dite "Méthode de la Protéine Hybride" (en francais, MPH, en anglais, "Hybrid Protein Model" ou HPM [36,37]). La protéine hybride est une matrice de longueur L et de dimension l, cette dernière étant la dimension des observations (par exemple, 20 si l'on travaille sur les acides aminés ou 16 pour les blocs protéiques). En chaque position j, au départ, pour chaque type d'observation, une valeur moyenne est mise (la fréquence des acides aminés ou des blocs par exemple), ce qui représente une valeur attendue aléatoirement.

Le principe de l'apprentissage consiste à tirer des observations de longueur p aléatoirement dans la base de données, et, à les placer au mieux dans la matrice par une technique proche des cartes auto-organisées. Ainsi, petit à petit les tendances se focaliseront. Avec des paramètres d'apprentissage correctement choisis, à la fin de l'apprentissage, toutes les observations ressemblant à Xi seront en un site donné jiet celles ressemblant à Xi+1 et X'i+1 seront en ji+1. En conséquence, il y a un regroupement local qui permet, si un apprentissage a été effectué avec des observations de longueurs p, d'avoir des successions qui permettent une analyse d'un ordre supérieur à p.

Cette approche a été appliquée aux séries de blocs protéiques (cf. paragraphe 6.3) et aussi lors d'un apprentissage commun entre la séquence et la structure à l'aide de descripteurs physico-chimiques et d'angles dièdres (cf. parapgraphe 6.5). Cette approche a été appliquée à l'analyse de données génomiques par un Chromosome Hybride et a donné des résultats intéressants sur les régions subtélomériques des chromosomes de la levure, dont les réarrangements sont particulièrement étudiés [16,1].




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